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Spider-man : des critiques toujours mitigées

Spider-man : des critiques toujours mitigées




Depuis hier 14 juin, la nouvelle version de la comédie musicale Spider-man est officiellement à l'affiche du Foxwood Theater à Broadway, puisque la première a enfin eu lieu après un record de 183 soirées de répétitions payantes.

C'est devant un parterre de personnalités que Bono et The Edge sont venus recevoir une standing ovation à la fin de la représentation. Le temps fort de la soirée a certainement été le moment où ils ont convié Julie Taymor à monter sur scène pour une réconciliation publique appuyée par de nombreuses embrassades et échanges de compliments.



Julie Taymor a tenu à remercier tout le monde et spécialement les autres comédiens et l'équipe. Bono a pris Julie Taymor dans ses bras en déclarant qu'il la trouvait "hot". Il a aussi affirmé : "Nous devions sauver Spider-man car Spider-man a sauvé New-York".

Quand à Reeve Carney, il a déclaré "La plus grande lesson de toute cette aventure, c'est qu'il ne faut jamais abandonner. Il y a eu beaucoup d'occasions pour pas mal d'entre nous de s'en aller, et personne ne l'a fait". Il s'est également réjoui de revoir Julie Taymor : "C'est comme de voir ses parents à nouveau réunis".

Quant aux critiques, si certaines d'entre elles se sont relativement adoucies, on ne peut toujours pas parler d'enthousiasme. Si la première version de la comédie musicale était unanimement jugée incompréhensible et compliquée, la nouvelle version semble être à présent trop proche de l'histoire originale. La critique, décidément toujours insatisfaite, se plaint de ne pas avoir de surprises.

La musique de Bono et The Edge est tantôt considérée comme un plus, tantôt comme du sous-U2.

D'une façon générale, le spectacle est jugé comme un peu ennuyeux, et les artistes trop lisses et sans charisme.

En revanche, plusieurs critiques recommandent ce spectacle pour les enfants… et pour les touristes !





Extraits choisis dans la presse d'aujourd'hui :


Pour USA Today

- Les éléments essentiels de la production, comme les acrobaties volantes ou autres visuels high-tech sont restés. Mais le nouveau Spider-man est plus mignon et plus prudent que son prédécesseurs, davantage dans la droite ligne des adaptations de films célèbres ou de marques qui ont occupé le terrain dans le district des théâtres ces dernières années. Clairement, les producteurs ont écouté les critiques et les fans qui voulaient voir davantage le héros représenté dans les bandes dessinées et les films.

- Le nouveau Spider-man est plus qu'un divertissement de masses, mais ses traits les plus émouvants reflètent le sérieux, et les aspirations arty de l'original. Les compositeurs/paroliers Bono et The Edge ont ajouté un numéro un peu cabotin, Goblin's A freak Like Me, mais les chansons les plus mémorables offrent les même envols émotionnels et mélodiques que ce qui caractérise leur travail au sein de U2. C'est juste après un air qui reprend ces sonorités, la ballade "Rise Above", que Spider-man apparaît pour la première fois. Et alors que les sons bien reconnaissables de la guitare de The Edge résonnent, des danseurs costumés comme le super-héros bondissent comme des enfants étourdis découvrant une nouvelle farce. A ces moments-là, Spider-man n'a pas besoin de technologie ou de gadgets pour prendre son envol.




Pour The Wall Street Journal

- C'est la plus belle "médiocre comédie musicale" qui ait jamais été montée à Broadway.

- La nouvelle version, par contraste, est une comédie musicale de base bien propre sur elle basée (bien qu'on n'y fasse jamais référence) sur le film de Sam Raimi tourné en 2002. Tout ce qui arrive dans Spider-man, Turn Off the Dark est donc à la fois totalement familier et totalement prévisible.

- Spider-man Turn Off the Dark est aussi anti-poétique que possible. Le livret de Monsieur Aguirre Sacasa est mou et stupide. La musique, par Bono et The Edge, sonne comme un double album de B-sides. Non seulement les chansons sont oubliables, mais elles ne parviennent jamais à susciter le moindre moment dramatique. Tout ce qui change, c'est que le son est de plus en plus fort. C'est comme Mr Carney et Melle Damiano : ils sont mignons, ternes et totalement dénués de charisme.

- Aucun doute ; Spider-man Turn Off the Dark va continuer à drainer les foules, juste parce que c'est un spectacle réglé comme une horloge. Mais il n'est pas assez bon pour vous exciter et pas assez mauvais pour vous énerver, et ce sera selon toute vraisemblance son épitaphe : jamais dans l'histoire de Broadway on n'a dépensé autant pour si peu d'effets.


Pour le New-York Times

- Cette bande dessinée musicale n'est plus la pagaille impie et indéchiffrable qu'elle était en février. Elle est juste ennuyeuse.

- Alors, est-que cette évolution allant d'une mauvaise qualité stupéfiante à de la pure médiocrité peut être considérée comme un progrès ? Hé bien jusqu'au week-end dernier, où j'ai assisté à une séance de la dernière version de ce show, je l'aurais recommandé à des vautours de théâtre, avides de charognes. Alors que maintenant, si je connaissais un enfant « pas si précoce que ça» d'environ 10 ans, et si j'avais quelque centaines de dollars à gaspiller, j'étudierais la possibilité de l'emmener voir le Spider-man nouveau et amélioré.




Pour Rolling stone magazine :

- Le public avait trouvé (la première version) tellement incohérente et incompréhensible que la nouvelle version colle maintenant à l'histoire originale bien connue : un jeune homme un peu introverti est piqué par une araignée, il acquiert des super-pouvoirs, perd son oncle, trouve une copine, lutte contre le crime, apprend que les grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. C'est cohérent et sûr, et à quelques exceptions près, relatives au Bouffon vert, il n'y a rien de nouveau.

- La musique composée par Bono et The Edge, à laquelle les rockers ont consacré beaucoup d'énergie, est essentiellement de la musique théâtrale aux couleurs de U2 avec des paroles banales.

- Ca arrache un sourire quand Flash raccompagne Mary à la maison en passent » New Year's Day » dans sa voiture. Du U2 là dedans ? C'est moins drôle quand « Vertigo » passe dans une boîte de nuit pour adolescents. C'est carrément irritant quand le Bouffon Vert, essayant de joindre J. Jonah Jameson, l'éditeur du Daily Bugle, par téléphone, patiente avec comme musique d'attente « Beautiful Day ». Oui, Ok, encore du U2. Malin.



Pour le New-York Post :

- Spider-man, Turn Off the Dark, la comédie musicale agitée qui a ouvert ses portes la nuit dernière, essaie vraiment d'être amusante et accessible. Après de nombreux bouleversements et accidents, renvois et réécritures, le show est plus près du but que jamais, mais on ne peut pas dire qu'il l'est davantage : la cible a été à la fois élargie et abaissée. La référence est davantage la version familiale de Batman faite par Joel Schumacher que la version sombre et arty de Christopher Nolan.

- Au cours de l'année dernière, Spider-man Turn Off the Dark est passé du stade de curiosité artistique à celui de divertissement familial. Entre ça et la force de sa marque de fabrique, Spider-man est prêt à rejoindre Madame Tussaud et les hamburgers Shake Shack sur le parcours touristique de Time square.


La presse du jour en version originale :

Wall Street Journal : Spidey green glimmer of hope

New York Times : Spider-man : 1 radioactive bite, 8 legs, 183 previews

Rolling Stone : Spider-man Turn Off The Dark reboot escapes the train wreck

USA Today : Spider-man Turn Off the Dark finally soars on stage

New York Post : Spidey's back






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