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Garbage

 

En l'espace de quatres albums, Garbage a su s'imposer sur la scène internationale. Il faut dire que le groupe est composé de grands producteurs et d'une chanteuse qui ne laisse pas indifférent. Butch Vig est par exemple le porducteur célèbre du non moins célèbre Nevermind de Nirvana (album comportant le célèbre Smell like teens spirit). Butch Vig et Duke Erickson ne sont pas inconnus au fans de U2 se sont eux qui ont remixé les deux magnifiques versions de Dirty Day que l'on retrouve sur le single de Please sorti en 1997. De son côté, par ses provocations, ses propos osés, ses poses et sa voix, Shirley Manson montre un côté attirant et repoussant à la fois, suscitant ainsi parfois l'émoi de la gente masculine. Garbages est actuellement en tournée en Amerique du Nord pour promouvoir l'album " Bleed Like Me"

A l'origine du groupe Garbage il y a trois amis musiciens, Butch Vig, Steve Marker et Duke Erikson et les Smart Studios basés à Madison dans le Wisconsin. Vig a commencé des études de médecine avant de les lâcher et de devenir batteur au sein du groupe Spooner. Puis après un passage à basse altitude à l'université du Wisconsin pour étudier la filmologie, il cherche à illustrer ses films en 16 mm (très abstraits et inexploitables selon lui), en bidouillant des synthétiseurs. C'est à ce moment qu'il attrape le virus de la production. Avec son pote Marker, lui aussi branché filmologie à la fac et également présent dans Spooner comme guitariste, ils louent un entrepôt et empruntent pour acheter un magnétophone huit pistes et bricolent ce qui peut ressembler à un studio, baptisé Smart. On est en 1984. Effectivement, les emballages d'œufs aux murs, c'est smart… Classieux les gars ! Erikson a été le guitariste et chanteur de Spooner et assurait ses fins de mois en étant chauffeur de poids lourds et charpentier, pour pouvoir jouer de la musique la nuit. Mine de rien ils produisent les groupes punks locaux et trois albums garage-rock de Spooner, et la réputation grandit.

SHIRLEY MANSON

Shirley est née le 26 août 1966 à Édimbourg, au sein d'une famille assez aisée. Son père était professeur de biologie génétique et sa mère chanteuse dans un Big Band. Mais cette vie tranquille n'attirait pas du tout Shirley, qui passait le plus clair de son temps chez sa meilleure amie, la fille d'une prostituée du quartier, au milieu de drogues douces et de gens peu vêtus.

C'est dans cette enfance que les textes des chansons écrites pour Angelfish – le deuxième groupe important dont elle a fait partie comme chanteuse – et pour Garbage, trouvent leur sens. Mais son entourage, pourtant excellent, avec une mère qui lui inculqua dès son plus jeune âge, la passion de la musique – surtout pour Frank Sinatra (mmhm !) – et l'encouragea à prendre des cours de piano, ne la protégea pas de la cruauté qu'elle rencontra en dehors du cocon familial. À l'école, ses camarades l'appelaient frog eyes (yeux de grenouille) et la taquinaient continuellement. Elle se bagarrait souvent et rentrait à la maison en pleurs, les vêtements déchirés et toute égratignée. Avec les années, les choses empirèrent. Elle vomissait à l'idée d'aller à l'école. Pour se protéger un peu, elle commença à sortir ses griffes et à développer une grande agressivité. " J'étais une petite fille horrible, vraiment très méchante. J'étais convaincue d'être la plus laide de la terre, détestée de tous et je me suis persuadée que la seule façon de pouvoir supporter cette situation était d'être la plus désagréable possible. " C'est ainsi qu'une fillette malheureuse et peu sociable devint une adolescente rebelle et difficile, parfois violente, comme ce jour où elle vomit dans le petit déjeuner de l'un des ses petits amis du moment " dans le seul but de l'emmerder ", ou celui où elle tua son poisson rouge " parce qu'elle en avait marre de s'en occuper ". Quand elle eut quinze ans, sa famille se rendit compte qu'elle ne ferait pas de vieux os à l'école. Elle n'allait qu'aux cours de danse et de théâtre.

La famille de Shirley s'efforçait en vain de la comprendre. Elle s'habillait d'une manière très extravagante, sortait avec des garçons beaucoup plus âgés, découchait ou rentrait complètement soûle, fumait du haschisch, sniffait de la colle, volait dans les boutiques... Un ange ! Sa mère, exaspérée par le comportement de sa fille, en perdit la voix – son instrument de travail – à cause de le tension nerveuse et dut suivre une thérapie psychologique. Ce qu'elle avait enduré à l'école était à l'origine de sa rébellion, mais Shirley en garda surtout un complexe d'infériorité très marqué et un manque total d'assurance. Sa propre conduite la confondait, elle était persuadée d'être la plus laide et la plus grosse. Elle en voulait à tout le monde et ne savait pas quoi faire de sa vie. Elle en arriva même à se couper les veines. Aujourd'hui encore, alors que cette époque est révolue, elle lutte parfois pour ne pas se laisser submerger par tous ces complexes.

A seize ans, elle arrêta de faire semblant d'aller à l'école et se mit à travailler. " Je me suis mise à fumer et à boire, j'ai découvert le rock'n'roll et j'ai perdu tout intérêt pour les études. " Elle trouva un emploi de serveuse à l'hôtel Posthouse, mais pour peu de temps. Ensuite, elle travailla comme apprentie dans la boutique de Mrs Selfridges – où toutes ses copines venaient se servir sans payer – et où elle se révéla experte conseillère en cosmétique.

Ses premiers groupes

Sa première expérience musicale ininterrompue au sein d'un groupe se fit avec Goodbye Mr. Mackenzie, en tant que musicienne . Ce rock gothique remporta quelques petits succès au hit-parade des musiques alternatives. Après un concert à Londres, mémorable par son agressivité, et poussés par un grand nombre de fans, adeptes de leurs chansons sinistres et de la puissance de leurs guitares, ils signèrent leur premier gros contrat avec la maison de disques Capitol Records. Mais malgré quelques petits succès, le groupe n'avait pas un grand avenir. Certains membres du groupes décident de quitter le groupe qui changea alors de nom pour celui d'Angelfish. Shirley sauta sur l'occasion pour passer au premier plan et devenir la chanteuse.

Mais ça ne marchait pas très fort pour le groupe qui n'arrivait pas à se sortir des radios universitaires. Après un concert particulièrement pathétique dans un grand magasin devant un public de... trois personnes, il se sépara. " À la fin du concert, ce fut pire quand l'une des trois nous demanda de jouer à son anniversaire pour 50 dollars. " Le groupe réussit tout de même à placer le clip de son premier single, Suffocate me, dans le programme 120 minutes de MTV. Shirley était loin d'imaginer que ce clip allait la faire remarquer par le trio de producteurs le plus important du moment.

BUTCH VIG LE CERVEAU DANS L'OMBRE

Le cerveau dans l'ombre : voilà ce que tout le monde pense de Vig, le producteur devenu une star grâce à Garbage, sa création. Dans son village natal du Wisconsin (Viroqua), où la naissance d'un veau et la fête d'Halloween sont les seuls événements marquants, personne ne s'attendait à un tel succès.

Le véritable nom de Butch, qu'il voudrait oublier, est Brian Vigerson. Il est né en 1956. Son enfance fut heureuse, mais ennuyeuse, dans une ferme. Son père était médecin du village et sa mère professeur de musique. Celle-ci a profondément marqué sa vie, car elle lui donna très tôt l'amour de la musique. " La musique m'a toujours obsédé. Chez moi, il y en avait tout le temps. Mes parents écoutaient de tout, Herb Alpert, Tijuana Brass, les Beatles, Frank Sinatra, Thelonious Monk, l'American Top Furty et aussi de la musique classique. Ma mère chantait souvent de très belles mélodies. Cette ambiance ne pouvait pas ne pas avoir d'influence sur moi " II a appris à jouer du piano dès son plus jeune âge. Sa mère rêvait d'avoir un petit prodige au piano jusqu'au jour où elle dut abandonner ses illusions quand son fils se découvrit une passion soudaine pour la batterie. Après un concert télévisé des Wtio, au cours duquel Keith Moons, le batteur du groupe mythique, l'impressionna énormément, sa décision fut prise : il serait batteur dans un groupe de rock.

C'étaient ses années de lycée. Butch était alors président du fan-club local de Roxy Music. Il organisait tous les week-ends avec ses amis des fêtes appelées Roxythons, où il ne passait que la musique du groupe anglais. Il jouait de la batterie dans divers groupes de la région – The Schlichts, Eclipse – dans un orchestre et aussi dans le groupe du lycée. Il en profita pour apprendre à jouer d'autres instruments comme la guitare, le hautbois et l'orgue mais sans atteindre le niveau qu'il avait à la batterie.

En 1978, Butch entra à l'Université du Wisconsin, dans la capitale de l'État, Madison. Il pensa d'abord suivre les pas de son père et faire Médecine, mais laissa tomber l'idée et opta pour l'Ecole de Cinéma et Moyens de communication. Là, il découvrit les synthétiseurs et la technologie électronique des studios d'enregistrement. Mais le campus du Wisconsin, à la fois lieu de formation universitaire et musicale, fut surtout le point de rencontre des fondateurs de Garbage. C'est là que Butch rencontra Steve Marker et Duke Erikson. Vite inséparables, ils devinrent ses deux meilleurs copains. Dès lors, leur sort fut lié au sien, tant par leurs activités musicales que dans leur vie privée.

Avec Duke Erikson – appelé Doug à l'époque, ses amis l'appellent d'ailleurs toujours comme ça – il fit partie de deux groupes assez importants. L'un d'eux, Spooner, un groupe de power pop, sortit trois albums produits par Steve pour Boat Records, un label créé pour l'occasion : The fugitive dance (1978), Wildest dreams (1978) et Every corner dance (1982).

Spooner se sépara en 1983. La même année, Steve et Vig terminèrent leurs études à l'Université. Ils décidèrent de ne plus enregistrer sur le quatre-pistes que Steve avait chez lui et créèrent les studios Smart Studios dans la ville qui allait devenir leur porte- bonheur, Madison. Ils se mirent à produire des groupes punks de la région avec un équipement ridicule et pour trois fois rien. En 1986, Vig eut à nouveau envie de monter son propre groupe et créa Fire Town, avec Erikson. Ils changèrent le style pop de Spooner pour un rock plus dense et plus sombre. Peu après, ils signèrent chez Atlantic qui lança leur premier album, In the heart of the heart country, en 1987, qui connut un certain succès avec le titre Carry the torch.

L'enregistrement du deuxième album de Fire Town, The good life, chez Atlantic toujours, fut un véritable cauchemar. " ça a été très dur pour nous parce qu'on avait toujours tout fait nous-mêmes, du mieux qu'on pouvait, et soudain il y avait tout un tas de gens qui nous disaient ce qu'on devait faire et comment on devait le faire. J'ai quand même beaucoup appris sur l'enregistrement et cela m'a été très utile par la suite. J'ai aussi appris pas mal de choses sur la politique interne des maisons de disques. " Malgré un joli succès, les deux copains laissèrent tomber en 1988 pour se consacrer à la production dans leur studio. Là, Steve, Duke et Vig continuèrent à se familiariser avec toutes les techniques de production tout en jouant chacun de leur côté dans des groupes éphémères, parfois d'un seul soir – Doll Burper, Nurble Kernuble, Secrets of Terror Castle et Rectal Drip – mais qui étaient déjà des embryons de Garbage. Avec le groupe punk Rectal Drip, Butch (chant), Steve (guitare et batterie) et Duke (basse) sortirent 500 cassettes de dix chansons de moins d'une minute que l'on peut considérer comme les premiers balbutiements de Garbage.

Tous ceux qui connaissent Vig savent que c'est un cinglé du boulot. Il met sur le compte de son obsession pour la musique l'échec de son mariage avec Patty, dont il s'est séparé juste après le premier album de Garbage. Manson pense que sa plus grande qualité est de savoir apaiser les tensions quotidiennes qui surgissent au sein du groupe. Quant à lui, il explique cette qualité comme faisant partie de son travail de producteur ; " Je suis très respectueux envers les sentiments des gens. Dans Garbage, quand quelque chose ne va pas, quand il y a des problèmes, je le vois tout de suite. J'ai travaillé avec de nombreux groupes et j'ai appris à relativiser beaucoup de choses, surtout au niveau des relations humaines. Oui, je suis très exigeant sur ce point, je n'aime pas faire de mal aux autres. "

STEVE MARKER LE SILENCIEUX

Depuis sa naissance, en 1960, jusqu'à son entrée au lycée, Marker a vécu dans une douzaine d'endroits. Quand il avait quatorze ans, sa famille s'installa définitivement à Mamaroneck, au nord de New York. Son oncle lui apprit à jouer de la batterie alors qu'il n'avait que six ans ; et à douze ans, Steve commença la guitare. Ses parents étaient persuadés qu'il ferait une carrière musicale, mais lui conseillèrent tout de même de faire des études universitaires. Il s'inscrivit à l'Université du Wisconsin, et s'installa dans la ville de Madison. Il ne tarda pas à rencontrer les membres de Spooner, dont faisaient partie Vig et Erikson, au cours de l'une de leurs virées habituelles dans les night-clubs de la ville. Il joua avec Butch dans deux groupes, The Flying Sauces et First Person, et accompagna parfois Vig et Erikson dans les tournées de Spooner.

Butch et Marker étaient dans la même classe à l'École de Cinéma. Ils faisaient des courts métrages en 16 millimètres que Marker a décrit comme " abstraits, très abstraits, si abstraits que personne n'y comprenait rien ". L'intérêt qu'il partageait pour les musiques de film les amena à s'intéresser aux synthétiseurs, à électronique et aux secrets du travail de production. Ils réalisèrent leurs premiers enregistrements sur un quatre-pistes appartenant à Steve, première ébauche des futurs Smart Studios.

A la fin de leurs études, Vig et Marker s'associèrent et empruntèrent de l'argent pour pouvoir acheter un huit-pistes, louer une salle pour produire leurs propres disques et d'autres groupes. Ils s'avaient très peu de moyens et durent recouvrir les murs et le plafond de boîtes à œufs pour améliorer l'acoustique du studio. Sans trop savoir comment s'y prendre, ils commencèrent à produire la plupart des groupes punks du coin. Grâce à leur travail énorme et au succès des studios, leur apprentissage fut très rapide. Pour 100 dollars, ils enregistraient les singles de n'importe quel groupe punk ou hardcore. Quand l'un d'eux annulait une séance, ils travaillaient à leur propre musique. Steve se souvient qu'ils exigeaient des groupes qu'ils produisent " des chansons de moins d'une minute, et susceptibles d'être enregistrées très rapidement ". Ils n'aimaient pas trop l'esthétique des groupes punks, mais travaillaient tout de même efficacement contre le système des grandes compagnies en mettant à leur disposition un moyen de production bon marché qu'ils n'auraient jamais pu s'offrir ailleurs.

" On n'a pas été les skaters punks typiques. On n'a jamais porté de mohawks. Mais on partageait la même envie de lutte. Quand on a commencé, tout coûtait cher. A la radio, on n'écoutait que Dire Starits et Sting. A l'époque les groupes et les chanteurs se battaient presque pour avoir la production la plus chère possible. Nous, on le savait et on était contre le système ".

Cette politique de production des studios Smart, à laquelle le grunge doit beaucoup, leur donna un grand prestige et les rendit célèbres. Toujours avec Vig, Steve se mit à travailler avec des groupes comme House of Pain, L7 et Terrovision. Finalement, Vig, Duke et Steve décidèrent de faire sérieusement leur propre musique en créant Garbage.

Le gourou des loops et des samplers est le plus timide et réservé du groupe. " Je n'aime pas parler de moi-même, c'est pareil pour mes compagnons. " Steve se cache souvent derrière des lunettes noires, surtout quand il doit faire une promotion. Du groupe, c'est le seul qui soit marié. Shirley le traite de psychopathe, " un de ces types qui l'a vu un jour piquer une crise de colère et déchirer en deux un annuaire téléphonique. Ils ont une relation assez spéciale, car lui aussi raconte : " Le jour où j'ai fait sa connaissance, je l'ai trouvé sympathique, mais en même temps, elle me faisait peur. " Ce sont des gens qui s'effraient facilement.

Steve reconnaît ne pas avoir un caractère facile. " C'est toujours moi qui dérange, qui critique et qui trouve à redire. Mes compagnons se fâchent souvent parce que je suis assez irrationnel. J'aime bien faire des vagues, j'ai horreur du calme plat. " Les fans de Garbage qui naviguent sur Internet savent parfaitement que c'est lui qui répond personnellement aux e-mails que le groupe reçoit sur sa page officielle (www.garbage.com ). Il n'est donc pas aussi antipathique que ça ...

DUKE ERIKSON LE PERE TRANQUILLE

On a du mal à imaginer qu'un type aussi normal puisse être l'un des auteurs des sombres chansons de Garbage. Il est le seul à ne pas supporter les caprices et excentricités de Shirley. "Quand on se dispute, on ne se parle plus pendant une semaine ou deux." Elle doit lui rappeler sa propre fille de dix-neuf ans pour laquelle il a été un père très strict, bien plus que son ex-femme (juge de son métier).

Douglas Erikson est né dans un petit village du Nebraska. Là, il a fait des études d'Art et a appris à jouer du piano. A seize ans, il monta son premier groupe, The British, et commença une collection de disques qui fit l'envie de tous les jeunes de la région. A la recherche d'une vie un peu plus animée, il s'installa lui aussi à Madison, qui avait la réputation d'être l'une des villes de la Côte Ouest avec le plus de manifestations artistiques. Il fit la connaissance de Butch et de Steve à la Faculté de Moyens de Communication, Art et Technologie. Il devint aussi chanteur et guitariste, d'abord du groupe Spooner, puis du groupe Fire Town. Il dut accepter des petits boulots pour vivre, comme conduire des camions et faire des travaux de menuiserie, et se réservait les nuits pour jouer. Comme ses copains, Marker et Vig, il faisait aussi sporadiquement quelques travaux de production, afin d'arrondir ses fins de mois. Quand ils prirent la décision de faire leur propre musique, il fut enchanté de reprendre ses activités de chanteur et compositeur : ".C'était formidable. En fin de compte, on est des musiciens. On est tellement plus heureux quand on compose, enregistre et joue nos propres chansons. "

Avec Spooner et Fire Town, ils étaient un peu restés sur leur faim mais avec Garbage, ils furent récompensés de tous leurs efforts, surtout quand ils décrochèrent leur premier n'l. " On a tous eu des moments de frustration. J'écris des chansons depuis toujours, pour moi ou pour d'autres. J'ai également toujours joué dans des groupes. On a obtenu quelques succès, mais rien de comparable à Garbage.

On est très contents, on sent qu'on l'a bien mérité. " Au sein du groupe, c'est Erikson qui s'occupe de maintenir l'équilibre entre les différentes personnalités de ses compagnons. " J'ai horreur des malentendus, je m'efforce au maximum de les dissiper, et c'est pareil pour les situations difficiles, j'essaie toujours d'éviter qu'elles empirent. En fait, chacun se soucie beaucoup des autres. Il faut tenir compte, à tout moment, des sentiments des autres, surtout au cours des disputes, afin de ne jamais perdre le contrôle. "

Duke est un type tranquille, à l'humour un peu sec et mordant dont la spécialité est de terminer les phrases des autres avec le mot qu'il faut. Il n'aime pas les confidences, surtout avec la presse. La curiosité insatiable des journalistes et des fans sur sa vie avant Garbage l'étonne beaucoup. " J'ai fait des études d'Art dans une petite école du Nebraska et j'ai donné des cours de dessin pendant un an. " Il a produit par la suite des groupes comme U2 et Nine Inch Nails.

Garbage (1995)
Version 2.0 (1998)
Beautiful Garbage (2001)
Bleed like me (2005)